mardi 13 avril 2010

Histoire courte

L’ombre frissonne, l’air frémit. Une lumière
passe puis s’en va. L’ombre reste là, les bras
ballants. L’air de rage, s’ébroue puis, pour retrouver
son calme, siffle un air connu, un air
de dirigeable.
Le temps passe et ne s’arrête pas. L’ombre pâlit
et l’air reste de marbre. Le soleil heurte les
cimes des arbres. L’ombre se meurt. Le marbre
se fend et l’air se barre en dirigeable vers un
horizon plus louable.
Passe le temps et tombent les corbeaux. Crèvent
le dirigeable, l’air dans son tombeau.
S’arrête le temps, s’étiolent les sentiments.
S’arrête le temps, tout reste en suspend.

Et je me souvient...

Lumière. Blanc. Je reprend lentement conscience.
Ma tête bourdonne. Quelques images accrochées
au fi l de ma mémoire me heurtent la
rétine et je me souvient...
Le testament, le rêve, la peur et ces trois coups
frappés contre ma porte. Cette déferlantes sur
mon cœur endiablé, cette sueur.
Tout ces coups, ces coups de poignard portés
contre ma carcasse, les fragments de mon
cœur meurtrit s’entrechoquant dans un bruit
loufoque, cette sourde douleur au plexus et
cette vie qui s’accroche aux branches.
Le monde chavire, se retourne.
Tout se met a battre avec force violence. Et ce
cœur qui bat d’un échos délicieusement étrange.
Le monde résonne d’une lumière inconnue,
une lumière enivrante et là, au fond de la nuit je
la vois, cette étoile a laquelle mon cœur c’est
attaché. Je la vois, là, tout près, répondant a
ce rythmique échos. Et ce poignard virevoltant
dans mes entrailles, projetant spasmodiquement
cette exquise douleur...
Et je me souvient...

dimanche 7 février 2010

Ombre

Une ombre. Noir et puissante. Découpée, nombreuse, multiple. Contre le mur elle se faufile, insidieuse et rapide. La lumière blafarde des réverbères ne l'arrête pas. Son profil est effrayant. Où va t'elle, que cherche t'elle. Nul ne le sait. Silhouette funeste de la Mort ou peut être bien pire. Le monde frissonne à son passage. Elle file dans le lointains, bondissant de mur en mur. La terreur s'en vas, reste la peur. Un frémissement, un bruit, un cris, un hurlement. Le monde se glace.
Demain, a l'aurore, les cloches sonnerons sur le givre des cœurs mourants.

Rouge sur Blanc

Première fois. Tout semble si étrange, prompt, rapide et violent. Comme une lumière qui me brule les yeux, elle s'avance vers moi. Son regard. Braise. Le cœur palpite, mes pensées s'envolent. Vide. Vide où tout se retrouve. Je suis là, seul avec elle. Blanc. Juste blanc. Sa silhouette presque fondu dans la lumière, ne faisant qu'une pour mieux m'éblouir. Et puis sa main contre ma peau. Sa main douce. Sa main chaude. Désir violent.
Chaleur. Un tourbillon rapide nous entraine. Vagues. Vagues soyeuses. Vagues de folie.
Les plis du drap, je suis sur le lit. Nos corps roulent ensemble comme un étrange animal.
Notre souffle n'est plus qu'un. Tout ondule avec force. Tout chavire.
Douleur sourde. Mes lèvres se perdent dans ces cheveux. Frisson. Douleur vive.
Froid. Comme un point dans mon cœur. Tout ondule avec force. Tout chavire.
Le rouge de ses lèvres. Un sourire. Un souffle. Chaud.
Chaud comme tout ce sang. Amante d'un soir.
Comme tout ce sang. Comme tout ce sang.
Froid. Noir.
Rouge sur blanc.

lundi 2 février 2009

Renaissance

Et oui, cela fait bien longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog mais le temps semble être au changement.
En ce froid dimanche de février, le premier pour être précis, quelque chose de nouveau a éclos dans ma morne vie de chômeur. Tout ce monde dans lequel je m'étais enfermé bien malgré moi c'est brisé comme du verre.

"La vie me reprend. Depuis le temps que je suis enfermé dans cet immonde cachot, le monde s'était arrêté de tourné..."

Cette phrase je l'ai écrite en juillet avant d'être engloutit quelques mois plus tard par l'ennui.
A présent je suis là, bien vivant, de retour dans ma propre vie.
La renaissance.

Merci de me lire.

vendredi 16 mai 2008

Little Fish.


Un petit poisson fait avec Blender (modélisation 3D) et Photoshop.

vendredi 7 mars 2008

Pendentif.





Le travail avance...