dimanche 7 février 2010

Ombre

Une ombre. Noir et puissante. Découpée, nombreuse, multiple. Contre le mur elle se faufile, insidieuse et rapide. La lumière blafarde des réverbères ne l'arrête pas. Son profil est effrayant. Où va t'elle, que cherche t'elle. Nul ne le sait. Silhouette funeste de la Mort ou peut être bien pire. Le monde frissonne à son passage. Elle file dans le lointains, bondissant de mur en mur. La terreur s'en vas, reste la peur. Un frémissement, un bruit, un cris, un hurlement. Le monde se glace.
Demain, a l'aurore, les cloches sonnerons sur le givre des cœurs mourants.

Rouge sur Blanc

Première fois. Tout semble si étrange, prompt, rapide et violent. Comme une lumière qui me brule les yeux, elle s'avance vers moi. Son regard. Braise. Le cœur palpite, mes pensées s'envolent. Vide. Vide où tout se retrouve. Je suis là, seul avec elle. Blanc. Juste blanc. Sa silhouette presque fondu dans la lumière, ne faisant qu'une pour mieux m'éblouir. Et puis sa main contre ma peau. Sa main douce. Sa main chaude. Désir violent.
Chaleur. Un tourbillon rapide nous entraine. Vagues. Vagues soyeuses. Vagues de folie.
Les plis du drap, je suis sur le lit. Nos corps roulent ensemble comme un étrange animal.
Notre souffle n'est plus qu'un. Tout ondule avec force. Tout chavire.
Douleur sourde. Mes lèvres se perdent dans ces cheveux. Frisson. Douleur vive.
Froid. Comme un point dans mon cœur. Tout ondule avec force. Tout chavire.
Le rouge de ses lèvres. Un sourire. Un souffle. Chaud.
Chaud comme tout ce sang. Amante d'un soir.
Comme tout ce sang. Comme tout ce sang.
Froid. Noir.
Rouge sur blanc.